Remise des prix « Pèlerin » : pour un patrimoine peu connu.

Bien belle cérémonie de remise des prix Pèlerin comme pour les années précédentes.

Cérémonie des Prix Pèlerin présidée par Erik Orsenna. Quelques mots d’introduction de sa part juste avant le début de la remise officielle :

Vingt cinq ans déjà que le magazine Pèlerin s’est engagé dans la sauvegarde du patrimoine. Pèlerin a contribué à restaurer de nombreux trésors : chapelles, croix, oratoires, lavoirs, carillons… Des merveilles profanes ou sacrées. Cette fois encore, la remise des prix aura récompensé des actions patrimoniales ou des artistes de talent au cours d’une cérémonie fort bien menée au Petit Palais.

Les lauréats ont été fort justement récompensés et le jury avait bien vu les valeurs respectives. Difficile de présenter ici les huit projets mais certains étaient particulièrement émouvants : ce carillonneur, Gérard Lassagne, lui-même fils de l’ancien carillonneur de l’église de Charlieu (Loire), le véritable miracle de ce tableau de Claude Vignon (XVIIè siècle), totalement oublié à Besançon et devenu quasiment « une serpillère » et enfin rénové, l’Ermitage du bout du monde, cette humble chapelle à St Guillem de Combret (Pyrénées-Orientales) auquel on accède par des petits chemins de randonnée à 1300 mètres d’altitude et qui, depuis des générations est resté dans la famille Loreto…Ou encore ce christ de Changey (Haute-Marne) installé sur une « poutre de gloire » en fer forgé datant de 1730 et qui devrait être bientôt restauré. Nous n’avons pas oublié les autres prix remis. Il faut une fois encore remercier les différents mécènes qui ont contribué à ces prix : la Fondation du Patrimoine, bien sûr, la Sauvegarde de l’Art Français,les Chantiers du Cardinal, la Mutuelle St Christophe…

L’émotion s’est emparée du public lorsque le président du jury, Philippe Bonnet, a rappelé que sur trois millions d’œuvres du XVIIe siècle, « sans doute 1% nous sont parvenues, ont survécu aux changements de mode, à l’incurie, à la négligence, à l’ignorance… Ignorance, oui, comme a pu le rappeler Franck Ferrand :
« Le patrimoine a besoin de paroles et de pédagogie, pour être passé aux générations suivantes. Car on ne peut transmettre que ce que ce que l’on connaît. Et quand on ne connaît pas, on commence à avoir peur »…

Une belle soirée, certes mais aussi de belles personnes à récompenser.

Le jury :
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Pour tout savoir sur les prix et la soirée voir le site du Pèlerin.

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