Anne-Catherine Robert-Hauglustaine, directrice générale de l’ICOM, a présenté le 13 novembre dernier la « Recommandation pour la protection et la promotion des musées et des collections, de leur diversité et de leur rôle dans la société » lors de la 38e Conférence générale de l’UNESCO.
Cette recommandation, préparée par l’ICOM, avec l’aide du professeur François Mairesse, président du Comité international de l’ICOM pour la muséologie (ICOFOM), et l’UNESCO, est née d’une volonté commune d’instituer des normes et des principes qui affirmeront la place des musées dans la société, ainsi que les rôles et responsabilités qui leur sont associés.
Ce projet avait vu le jour en 2012, lors d’une Réunion internationale d’experts organisée par l’UNESCO à Rio de Janeiro, en collaboration avec l’ICOM et l’IBRAM (Institut brésilien des musées). Le texte part du principe que les musées partagent un certain nombre de missions, dont la diffusion de la culture et l’éducation, le rôle des professionnels et œuvrent en faveur de la justice, la liberté et la paix. Ils contribuent notamment à fonder une solidarité morale et intellectuelle entre les hommes et à garantir une égalité d’accès à l’éducation pour tous. Dans la lignée des normes professionnelles diffusées par l’ICOM, cette recommandation clarifiera le rôle des musées, en soulignant l’importance de les protéger et de les promouvoir afin qu’ils puissent contribuer pleinement au développement durable et au dialogue interculturel, notamment par la protection et la promotion de la diversité culturelle et du patrimoine. La proposition avait été finalisée lors d’une réunion intergouvernementale d’experts à l’UNESCO les 27 et 28 mai 2015.
« L’ICOM, Conseil international des musées, propose d’adopter cette recommandation sans amendement et remercie le secrétariat pour son implication sans faille dans l’élaboration de ce texte essentiel pour le développement des musées et des collections, pour la reconnaissance des professionnels des musées, pour le respect du rôle social des musées au niveau régional et communautaire et pour la sauvegarde de l’intégrité des collections dans tous les pays. » a conclu la directrice générale lors de son intervention au siège de l’UNESCO.
Depuis 1960, aucun instrument normatif international n’avait été totalement dédié aux musées. Cet outil est donc particulièrement attendu par la communauté muséale internationale.