Elles ont résisté aux siècles, aux catastrophes et aux guerres : pourtant chaque année, des dizaines de maisons à colombages alsaciennes disparaissent. C’est un patrimoine dont la sauvegarde reste tributaire de la bienveillance de maires et des associations.
Leur pérennité se trouve aujourd’hui attaquée, estime l’Association pour la sauvegarde de la maison alsacienne (Asma) interrogée à la veille des journées du patrimoine. « Les maisons à colombages sont synonymes d’attractivité pour les touristes. Beaucoup de gens y voient un patrimoine inépuisable, mais petit à petit leur nombre se réduit comme peau de chagrin », explique Bruno de Butler, membre de l’Asma.

Des familles qui n’ont pas les moyens d’engager de lourds travaux de restauration, le manque d’intérêt pour l’ancien, un héritage familial parfois embarrassant : les causes de ce phénomène d’abandon sont multiples et il est fréquent de voir des propriétaires tentés de vendre ou de démolir ces maisons pour du neuf. Transmises de génération en génération, des dizaines de maisons paysannes, corps de ferme, granges et dépendances en poutres de bois apparentes seraient pourtant sacrifiées chaque année, estiment les défenseurs de l’Asma. « La maison alsacienne n’est pas mal aimée, mais elle n’est pas dans l’air du temps », estime M. de Butler.
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