Cette institution publique regroupe les manufactures nationales de tapisseries des Gobelins, de Beauvais, des tapis de la Savonnerie, des dentelles d’Alençon et du Puy, ainsi que le Mobilier national lui-même, sorte de garde-meubles de la République, riche de collections centenaires, chargé de meubler les palais de la nation, comme les ambassades et consulats à l’étranger.

Après avoir été directeur général de la Cité de l’architecture et du patrimoine, l’énarque, conseiller à la Cour des comptes, était entré, en 2007, au Louvre, comme administrateur général adjoint. Il devenait, en 2009, patron de la direction générale de l’établissement public du Louvre (2 300 salariés, 235 millions d’euros de budget), en charge de sa gestion financière, du pilotage des relations sociales, du suivi des grands projets – Louvre-Lens, création du département des arts de l’islam, Louvre-Abou Dhabi – et des questions de sécurité et de maintenance du plus grand bâtiment de la capitale.
Au Mobilier national, le poste était vacant depuis la fin 2014, avec le départ à la retraite du normalien Bertrand Schotter qui, pendant onze ans, avait administré avec passion et efficacité cette prestigieuse maison créée par Colbert en 1663.