L’Albanie est arrivée à un point important de son développement. L’Albanie change rapidement même si la mémoire politique et sociale de 45 ans de dictature communiste très dure freine encore certaines activités.
Pour la paix et la stabilité du pays il est absolument crucial que les citoyens albanais commencent à explorer leur passé et le confrontent au passé. Ceci est bien entendu tout aussi important pour le patrimoine.
En tant que lieu de mémoire principal, la fameuse prison de Spaç peut servir de point d’ancrage vital à partir duquel les Albanais peuvent construire un dialogue sain et productif avec leur difficile passé.
En 2014, Cultural Heritage without Borders (CHwB) a démarré un projet appelé « Histoires partagées, Mise en forme du futur, Dialogues pour Spaç » qui bénéficie d’une aide de l’International Coalition of Sites of Conscience. Un projet qui englobe différents ateliers destinés à faire comprendre qu’il n’y a pas qu’un unique chemin de compréhension du passé communiste de l’Albanie. Une clé d’interprétation afin d’offrir un espace pour toutes ces voix afin qu’elles racontent leur histoire.
Le patrimoine albanais est plus riche que l’on croît. Il est temps de le faire connaître.
Vous trouverez ci-dessous un dossier Pdf relativement long et en anglais mais qui vaut la peine d’être lu.
http://chwb.org/albania/wp-content/uploads/sites/4/2015/03/CHwB_Portfolio_2015_eng_low.pdf
Et puis aussi le dossier thématique en français de Patrimoine Sans Frontières en coopération avec Cultural Heritage without Borders qui concerne essentiellement la prison de Spaç :
pdf_dossier_-_spac_-_albanie_-_patrimoine_moderne.pdf
ALLEZ VOIR LE PATRIMOINE ALBANAIS (celui qui est montrable aux touristes) : QUELQUES EXEMPLES DE SITES.
Le patrimoine culturel en Albanie offre des sites et des monuments d’une valeur inestimable. Vous aurez l’occasion de visiter des sites archéologiques classés patrimoine de l’UNESCO, tel que Butrinti, des villes caractéristiques telles que Gjirokastër et Berat. Découverte des codex anciens qui datent du VI et IX siècle, il y en a sept dans le monde entier.
Le site archéologique d’Apollonia
C’est le plus important de tous les Apollonia de son époque. Fondée en VI siècle AC par les colons grecs venu du Corinthe, Apollonia fût une ville importante pendant l’époque romaine. C’est ici que l’empereur romain Octavien Auguste y effectua ses études. Dans le musée du site sont exposés des objets de très grande valeur historique et artistique.
Le site archéologique de Butrint est classé patrimoine de l’UNESCO depuis 1992. Il propose une antique cité à ciel ouvert déclinant plusieurs siècles d’occupation humaine. Saviez-vous que Racine fait référence à cet endroit dans son œuvre Andromaque ? La Porte du Lion est bien cachée, mais toujours sur pied.
Gjirokastër
Gjirokastra, « ville en pierre » ou « ville musée ». Classée patrimoine mondial de l’UNESCO en 2005, Gjirokastra est la ville natale du grand écrivain albanais « Ismail Kadare ». C’est aussi la ville d’origine de l’ex-dictateur communiste Enver Hoxha. Elle regorge de quartiers typiques et de terrasses ombragées. Elle abrite aussi un musée ethnographique et une forteresse, témoins d’un large pan de l’histoire de l’Albanie.
Berat, située au Centre-sud de l’Albanie.
Cette ville est classée patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007. Autrement connue sous le nom de « la ville aux mille fenêtres », Berat est une des villes qui a su du mieux préserver son patrimoine historique.
Les églises orthodoxes, et entre autres, le musée « Onufri », hébergé dans un monastère, proposent des œuvres picturales de grande importance. Lors de fouilles archéologiques faites du temps de la dictature, on a retrouvé dans ce monastère deux Codex, l’un d’eux faisant partie des quatre existant dans le monde et faisant référence à l’ancien testament.
Durrës, deuxième plus grande ville d’Albanie.
Durrës n’a pas mis de côté son patrimoine historique et culturel. Elle a gardé un style qui remonte à l’Antiquité grâce à son amphithéâtre romain et son musée qui retrace l’histoire de cette ville commerçante. Celle qui fût autrefois appelée « la Taverne de l’Adriatique » était le point de départ de la via Egnatia, route de caravanes, qui reliait autrefois la grande Rome à Constantinople.