L’organisation État islamique poursuit ses destructions dans la cité antique de Palmyre, en Syrie. Après la destruction du temple de Baalshamin, fin août, les djihadistes s’en sont cette fois prix au temple de Bel, l’un des monuments romains emblématiques de la ville, et considéré par l’Unesco comme l’un des monuments religieux les plus importants du 1er siècle en Orient, de par sa conception unique.
« La perte est inestimable ». « On a affaire à une surenchère. Il s’agit là d’une destruction de très grande ampleur », a réagi sur Europe 1 Pascal Buterlin, professeur d’archéologie orientale à la Sorbonne. « Les blocs qui ont servi à construire cet édifice étaient gigantesques. On est dans une architecture monumentale, massive, avec des murs construits en grand appareil, conservés sur encore 10 mètres de hauteur, une porte gigantesque, un magnifique décor sculpté qui est l’un des plus beaux conservés en Syrie… », a encore détaillé le spécialiste. « C’est l’un des plus grand sanctuaires conservés du monde gréco-romain, tout simplement. La perte est inestimable », a-t-il conclu.